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VIE ARTIFICIELLE

" La vie artificielle est l'étude des systèmes conçus par l'homme, qui présentent des comportements caractéristiques des systèmes vivants naturels. Elle complète l'approche traditionnelle des sciences biologiques dont le mode de fonctionnement est l'analyse des êtres vivants en essayant de synthétiser les comportements du "comme-vivant" sur des ordinateurs et sur d'autres supports artificiels. Par l'extension des fondations empiriques sur lesquelles la biologie est fondée, au-delà des chaînes carbonées des organismes qui se développent sur terre, la vie artificielle peut contribuer à la biologie théorique en plaçant la vie telle que nous la connaissons dans le contexte plus vaste de la vie telle qu'elle pourrait être". C.Langton

Pour les scientifiques, la vie artificielle a pris naissance en 1987, à l'Institut Non Linéaire de Santa Fé.

Pourtant il ne fait pas de doute que le paradigme de la vie artificielle a hanté les sociétés traditionnelles et scientifiques, elle appartient depuis toujours à un paradigme Utopique dont l’objectifà été non seulement d’imiter les formes de vies sur terre, des formes de vies simulées à partir de programmes informatiques, mais aussi d’envisager la création de forme de vies dans des milieux virtuels, hostiles voir extraterrestre comme le montre le développement de la conquête de l’espace par robots interposés.

Elle a donc une origine plus ancienne. Elle s'est développée depuis des milliers d'années, à travers des objets animés mimant les comportements humains ou animaux.

On peut répertorier à travers l'immense production des substituts du vivant, un nombre vertigineux de constructions artificielles, marionnettes,et des automates jusqu’aux robots et autres dispositifs interactifs actuelsassociant des disciplinesscientifiques, technologiques et artistiques.

Doyne Farmer, l'un des fondateurs et chercheur au Laboratoire National de Los Alamos, avaitintroduitle deuxième congrèsde la Vie Artificielle, en Février 1989, de la façon suivante:

" L'arrivée de la Vie Artificielle sera l'événement le plus significatif depuis l'apparition de l'homme. L'impact sur l'humanité et la biosphère pourrait être énorme, bien plus grand que la révolution industrielle, les armes nucléaires et la pollution de l'environnement.

Nous devons nous engager dans l'émergence des organismes artificiels, ils peuvent soit, être un désastre terrible pour la terre, soit être la plus belle création de l'humanité...".

( Artificial Life II SFI Studies in the sciences of Complexity, vol X, edited by C.G Langton, C. Taylor, J.D Farmer1991.)

Si Doyne Farmer pressentait que les avancées dans les domaines des sciences du vivant (biologie, génétique, éthologie...), des sciences cognitives (neurophysiologie, neurobiologie, langage, informatique et intelligence artificielle...) et des sciences de l'artificiel (bioinformatique, cybernétique, robotique...) se conjuguaient pour étudier et élaborer des conditions de vies paranaturelles, il n'en écartait pas pour autant les aspects artistiques, éthiques, esthétiques, sociaux et économiques.

Par l’extension des fondations empiriques sur les quelles la biologie est fondée, au delà des chaînes carbonées des organismes vivants sur terre, la vie artificielle en contribuant à la biologie théorique en plaçant la "vie telle que nous la connaissons" dans le contexte plus vaste de "la vie telle quelle pourrait être" n’en devenait pas moins un programme Utopique prospectif et transformateur de société.

Les grandes lignes de ce programme sont explicites :

·Amplifier les connaissances de notre biologie limitée banalement aux impératifs de la vie sur terre.

·Créer des Animats, organismes artificiels dotés de capacités "génétiques et intelligentes", de facultés comportementales pouvant être programmés de façon variable.

·Outrepasser le cadre de viabilité du vivant en développant une profusion de biologies parallèles et de "presque vivant technologique".

·Considérer les organismes artificiels comme les seules interfaces avec des milieux hostiles et avec des formes de vies différentes dans l'univers.

·Etudier par modélisation d’autres types de vies possibles en introduisant pour les modéliser les nécessaires dimensions d'heuristiques et d'imaginaire.

Pour les chercheurs en Vie Artificielle, la vie est une structure dans l’espace temps plutôt qu’un objet matériel spécifique.

Un être vivant est composé d’un ensemble de structures indépendantes qui constituent son identité.

Un être vivant possède un métabolisme qui convertit la matière ou l’énergie de l’environnement dans les formes et les fonctions utiles à l’organisme.

La vie implique un mécanisme d’autoreproduction.Un être vivant comprend une description de lui-même qu’il utilise pour se reproduire.

Un être vivant interagit fonctionnellement avec son environnement. Les êtres vivants ont une capacité d’évolution au niveau des générations successives de l’espèce.

Une forme vivante reste stable malgré les perturbations dues à l’environnement

La vie artificielle est l’étude des systèmes conçus par l’homme, qui présentent des comportements caractéristiques des systèmes vivant naturels.

Elle complète l’approche traditionnelle de la biologie dont le mode de fonctionnement est l’analysedes êtres vivants, en essayant de synthétiser des comportements sur ordinateurs ou en utilisant des supports artificiels.

L’approche de la Vie Artificielle est essentiellement synthétique. Son objectif est l’étude de propriétés émergentes au niveau global, uniquement à partir d’entités et de propriétés définies au niveau local. Ainsi, les observations sont portées sur des populations d’entités plutôt que sur des individus seuls. Il peut donc émerger de ces groupes des comportements globaux inédits n’étant pas commandés par des propriétés individuelles.

L’évolution de ces populations s’effectue selon une adaptation des principes du Néo-Darwinisme à des modèles artificiels de l’évolution.

Ainsi, les notions de génotype et de phénotype sont adaptées au même titre que la mutation et le croisement. Les individus des populations, décrits par leur phénotype et définis par leur génotype, se reproduiront artificiellement, formant des espèces, qui elles-mêmes évolueront en subissant des processus évolutionnistes.

La Vie Artificielle représente l’étude de l’ensemble des phénomènes liés à l’évolution des populations d’entités artificielles, comme l’apparition de niches écologiques, l’émergence de comportements coopératifs, et d’une manière générale l’émergence de propriétés globales des populations.

Les productions artistiques de la vie artificielles représentent un modèle de transdisciplinarité, mêlant les outils scientifiques et technologiques de recherche à des modes d’expressions artistiques spécifiques.

·Les automates cellulaires qui sont en fait des univers synthétiques, gouvernés par des règles simples et qui s’autoreproduisent. Il y a plusieurs classes d'automates :

1.Les automates cellulaires qui évoluent vers des états fixes et homogènes.

2.Les automates cellulaires qui aboutissent à des structures périodiques simples.

3.Les automates cellulaires qui évoluent vers des comportements chaotiques, caractérisés par des attracteurs étranges et des structures apériodiques.

4.Les automates cellulaires d'où émergent des motifs globaux complexes.

·Les algorithmes génétiques, qui sont des programmes qui évoluent de façon analogue à la sélection naturelle. Ils associent la diversité du hasard avec une survie adaptée :

Ils ne se limitent pas à une simple exploration aléatoire. Ils tirent parti de l'historique des recherches par le biais de latransmission de solutions les mieux adaptées d'une génération de solution à une autre.

Les algorithmes génétiques travaillent sur la structure des solutions et non sur les solutions elles-mêmes.

·L'intelligence collective dont le modèle est l'essaim d'abeille. Il est basé sur une modélisation qui permet à des agents simples possédant une information minimum, de résoudre des problèmes complexes par des comportements qui émergent des interactions entre les agents.

·Les morphogénèses dynamiques, qui simulentle processus appelémorphogenèse par lequel un être vivant modèle sa forme et acquiert ses caractéristiques, autrement dit comment il développe son phénotype à partir de son génotype.

Les fractals, les L-systems, la croissance des plantes, les biomorphs... en sont autant d'exemples.

·La robotiquedont certains types de robots sont munis de systèmes qui permettent desadaptations à des situations nouvelles, des modifications de la structure syntaxique et de systèmes évolutifs apprentissage, adaptation, autonomie, et encore des robots comme ceux de R.Brooks, utilisant des algorithmes génétiques dont les codages évoluent dans le temps.

Automates cellulairesBiomorphs , organismes générés par computer

Différents domaines d’intervention de la vie artificielle

ARTIFICIAL LIFE

Robot Rodney Brooks

Date determination

year: 1980


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