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PEAU-ROBOTS

La robotique prospecte un grand nombre d’interfaces afin de pouvoir traiter le plus efficacement possible, les différentes informations provenant du milieu. Ces perceptions à travers le plan de la visionique, de la capture de sons, de phénomènes vibratoires, lumineux, électromagnétique permettent au robot d’évoluer et d’avoir des comportements cohérents et des réactions adaptées au milieu.

Des chercheurs de Goddard Technologist de laNASA viennent de mettre au point une première version de peau sensible pour les robots. Les problèmes de la tactilité robotique son très importants et de nombreuses expériences notamment autour de la prise d’objets par une main artificielle, ont été réalisées.

Le roboticien Vladimir Lumelsky, directeurde recherche, a présenté récemment une innovation en mettant en scène un bras robotisé, entièrement revêtu d’une peau de matière artificielle réactive.

Vladimir Lumelsky,travaille avec d'autres chercheurs, sur la possibilité de confectionner une peau artificielle interactive avec l'environnement.Le but principal étant de faire en sorte qu'un robot, de la même façon qu'un être humain, réagisse aux différents stimuli tactiles et plus particulièrementceux d’une personne quile touche.

"Les hommes et les robots seront amenés à collaborer ensemble, dans des conditions de travail qui seront loin d'être optimales. Il est donc fondamental que pour la réussite de leurs missions, les robots soient dotés d'un maximum de capacitéspour travailler avec des humains".

Pour le Professeur V. Lumelsky, le fait de doter un robot de la vue, voir de la parole ne suffit pas. Selon lui, si on le compare à un être humain, le robot "peut se passer" de la vue ou du langage, mais pas le toucher : rien ne peut le substituer (ni organes, ni sens), d'où l'importance d'en doter les robots.

Cette peau contient pas moins de 1000 capteurs infrarouges, qui détectent / perçoivent des objets et envoient l'information à un ordinateur. Celui-ci traite l'information puis envoie l'ordre de réaction, en quelques millisecondes, pour diriger le geste du robot.

Les futurs prototypes de peau artificielle auront une densité, au niveau des capteurs, encore plus importante. Ainsi les robots auront une plus grande dextérité. Pour la présentation de son innovation, Vladimir Lumelsky a mis en scène une danseuse, qui évolue en interaction tactile avec un bras robotisé recouvert de peau artificielle.

Par ailleurs, à l'Université de Tokyo des chercheurs développent actuellement une "peau" dotée d'un sens du touché très poussé.D'après Takao Someya, le responsable de l'équipe de chercheurs, "La reconnaissance d'informations tactiles sera très importante pour les futures générations de robots. Le sens du toucher leur permettrait de reconnaître des objets, de réaliser des tâches délicates et d'éviter les collisions. Mais alors que de nombreux efforts ont été concentrés sur la vison et la reconnaissance vocale, la sensibilité au toucher est encore très rudimentaire.Notre peau contient un réseau de capteurs contacts qui génèrent des influx nerveux lorsqu'ils perçoivent une pression.

Pour des pressions douces, ces capteurs sont connus sous le nom de corpuscules de Meissner. Leur comportement est déjà imité par des modules chimiques qui sont utilisés dans les claviers sensibles à la pression, mais le robot, en plus de savoir qu'il y a un contact, doit pouvoir le localiser. Pour cela, le robot doit être équipé d'un maillage de capteurs renvoyant chacun une information.

Takao Someya et ses collègues ont donc créé une peau de ce type. Elle est constituée d'une feuille de polymère caoutchoutée imprégnée de flocons de graphite conducteur. Sous une pression, la résistance électrique de la feuille change et un réseau de transistors sous le caoutchouc détecte ce changement.Le défi principal est de rendre le dispositif entier suffisamment flexible pour se comporter comme une vraie peau, de sorte qu'il puisse être enroulé autour d'un membre robotique. Les transistors conventionnels sous forme de puces au silicium sont durs et fragiles. Les chercheurs ont donc créés à partir d'un matériel organique flexible, une matrice de capteurs. Chaque capteur et son transistor occupent 2,5 mm². A l'avenir, les chercheurs espèrent créer des modules 100 fois plus petits.La peau ainsi créée peu être facilement pliée sans risque de rupture et continue à fonctionner lorsqu'elle est enroulée autour d'une barre de seulement 2 mm.Depuis plusieurs années, de nombreux laboratoires de recherche, travaillent sur la création de peau artificielle.

Date determination

year: 1986


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